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Edition de revues scientifiques

 

 

Monique Legentil-Galan
Directeur de CNRS périodiques


Éditeur

Définition du terme Éditeur
Rôle de l'éditeur
Contrat revue/éditeur
Les différents types d'éditeurs en Sciences Technique et Médecine
Les différents types d'éditeurs en Sciences Humaines et Sociales

Rôle de l'éditeur

Majoritairement structurés en entreprises commerciales, parfois en établissements publics ou associations à but non lucratif, les éditeurs publient une œuvre sous leur marque, conférant ainsi à l’œuvre  une valeur intellectuelle et une qualité technique de production conformes à leur image et à leurs objectifs.

Sous la marque de l’éditeur, paraîtra aussi bien une œuvre qui lui a été soumise par un ou des auteurs qu’une œuvre issue de sa commande directe à un (des) auteur(s). Attendre la soumission d’œuvres nouvelles ou susciter leur création sont les deux axes stratégiques des éditeurs : très généralement, les pratiques sont fonction de la spécialisation du domaine d’édition (sciences humaines ou sciences dures, grand public, public de recherche…) et de la diversité de production de l’entreprise (ouvrages, collections, dictionnaires, guides pratiques…). Ces choix président également à l’édition de revues scientifiques: un éditeur commercial pourra opter entre créer un nouveau titre en confiant l’animation de son contenu à une équipe de scientifiques reconnus, ou publier un titre créé et géré à l’extérieur de son entreprise -l’éditeur se constituant alors prestataire de service sans détention de la propriété du titre, tout en maintenant l’apposition de sa marque en pages de couverture.

Dans le cas d’une édition assumée par une société savante (association) ou un établissement public, l’œuvre résultera de l’action interne de ses membres devenus à cette occasion auteurs ou coordonnateurs : elle sera alors considérée comme publication propre de la structure éditrice qui assurera par elle-même la totalité des étapes de la chaîne de production et de fabrication.

De quelque statut qu’il soit, l’éditeur agit (publie) « à ses risques et périls » :  en acceptant de publier une œuvre, il évalue ses intérêts et ses risques : risques issus d’une exploitation commerciale pouvant induire des pertes, risques de « faire connaître » un contenu et une forme dont il sera juridiquement responsable avant l’auteur même (cf. Loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881). Ses intérêts pourront être de dynamiser sa structure, de rentabiliser ses frais généraux en augmentant ou en diversifiant sa production, ou plus simplement - ou parallèlement -, de renforcer son image de marque en accroissant le volume ou la spécialisation de son catalogue.

De son côté, l’auteur recherchera l’éditeur généraliste ou spécialisé susceptible d’assurer la meilleure audience possible à son œuvre, le respect de ses intérêts d’auteurs et les conditions de fabrication adaptées à ses besoins.

Disposant de toutes les catégories de professionnels techniques utiles à la publication, à la promotion et à la diffusion des ouvrages ou ayant défini des accords avec ces professionnels, les éditeurs sont aptes à fournir la totalité des prestations attendues par les auteurs : la lecture de l’œuvre, sa fabrication, son dépôt légal, sa diffusion, la distribution, sa promotion. Les éditeurs assument l’ensemble des coûts afférents mais bénéficient en contrepartie du droit d’exploitation commerciale de l’œuvre.

De plus en plus souvent toutefois, les éditeurs d’ouvrages à petit tirage (parmi lesquels se situent les revues scientifiques), éliminent de leurs prestations la composition et la mise en page des textes : les auteurs se voient imposés de livrer leur copie en « pré-presse». Sans compensation financière par ailleurs, ce déplacement progressif des charges des éditeurs vers les auteurs (vers les équipes de rédaction des revues) fait craindre que la qualité des productions ne suffise plus à engager les éditeurs à publier.

Conséquence de cette organisation, il n’est pas rare de voir une maison d’édition approchée pour une seule action de diffusion-distribution ; le souci d’autonomie ou de liberté de rythme de publication conduit de plus en plus souvent des structures non commerciales à éditer leurs publications par elles-mêmes, en assumant, outre l’organisation du contenu des textes, l’organisation de la fabrication en lien direct avec des imprimeurs. Si certaines d’entre elles s’écartent définitivement des maisons d’édition pour assumer en interne jusqu’aux actions de diffusion, d’autres sont conduites à déléguer la commercialisation de leurs produits à des diffuseurs spécialisés, ou à des éditeurs commerciaux qui ont élargi à d’autres marques leur dispositif de diffusion ou de distribution.

Mise à jour : lundi 29 janvier 2001
Droits d'auteur réservés Monique Legentil-Galan - janvier 2001

 

 
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