revues@enssib.fr
 
Economique

 

  Benoît Epron
Doctorant en sciences de l'information


Modèles de vente

Introduction
Modes de diffusion
Modèles de remontée des recettes

Modèles de remontée des recettes

Les différents modèles de remontées des recettes peuvent être complémentaires (hormis le cas du modèle de financement par la source).

Vente par licence de site
Ce modèle de vente consiste à vendre à un "site (dans le sens géographique) informatique" un accès à la revue pour une durée déterminée. Le prix de cet accès sera déterminé en fonction du nombre d'utilisateurs potentiels de la revue par an.
Dans le cas d'un campus universitaire, ce calcul prend généralement en compte le nombre d'étudiants, d'enseignants et chercheurs concernés et les possibilités informatiques d'accès.

Ce type de vente est adapté à une offre à destination des universités ou des centres de recherche avec comme principal interlocuteur les bibliothèques. L'activité des bibliothèques et la complexité qu'apporte le numérique dans la gestion des abonnements les amènent à préférer un interlocuteur unique pour un grand nombre de ressources.

La revue dans ce cas est donc quasiment obligée (sauf si elle dispose des capacités et de la notoriété pour gérer ce type d'accès en interne) de s'allier avec un agrégateur de contenu. Cette contrainte peut entraîner une mise en forme de la revue par rapport aux préconisations de l'agrégateur. En revanche, cet aspect apporte à la revue une visibilité au sein d'une collection qui se rapproche de l'effet de portefeuille évoqué pour la diffusion par un portail.

Deux éléments peuvent motiver la revue pour qu'elle choisisse ce type modèle de vente. Le premier est la visibilité ou la notoriété dont elle peut bénéficier dans le cas d'une offre groupée. Le second est l'assurance de revenus que peut amener l'intégration de la revue dans une offre globale d'un fournisseur de contenu. Cette assurance se couple, en fonction des termes du contrat entre la revue et le portail, d'une visibilité financière à moyen terme. En effet, la vente à l'année d'une licence permet à la revue de disposer d'une base de revenus fixe sur une période variable.

Vente à l'unité
La vente à l'unité représente parmi les modèles de vente présentés ici, celui qui s'apparente le plus à un système de vente classique. C'est également peut être le plus complexe à mettre en œuvre.

Dans le cas de la vente à l'unité, la cible n'est plus principalement des universités ou des centres de recherche mais plus une clientèle de particuliers chercheurs, de laboratoires, d'entreprises qui préfèrent l'achat d'articles à la demande correspondant mieux à leurs besoins.

Cette cible attend de la revue en ligne qu'elle réponde rapidement à un besoin ponctuel. Cela implique la mise en place d'un système d'achat à l'unité et de préférence en ligne de " produits " (articles ou numéros complets en fonction de la granularité choisie). Cette vente en ligne est, comme nous l'avons déjà souligné, lourde à mettre en place (sécurisation du paiement en ligne, nécessité de s'allier à un partenaire financier ou à un portail prenant en charge cet aspect). La réticence que peut représenter le paiement en ligne pour les consommateurs peut amener la revue à développer des systèmes d'enregistrement préalable du client lui permettant d'utiliser un mot de passe pour régler ses achats en ligne.

Gratuité
La gratuité peut difficilement être présentée comme un modèle de remontée des recettes. Néanmoins, ce modèle occupe une place importante dans l'éventail des choix offerts à la revue.
Ce modèle est possible du fait d'un financement à la source du travail de recherche. Ce financement, principalement public permet le mode publication actuel, c'est-à-dire la fourniture gratuite des résultats de la recherche aux revues scientifiques. Le modèle occupe une position particulière par rapport aux autres. En effet, il est possible de d'intégrer une diffusion gratuite des articles parallèlement à une diffusion payante. La partie gratuite de l'activité de la revue couvrira simplement un corpus de documents différents. Ce corpus est constitué par des articles plus anciens ou qui n'ont pas encore été validés par le comité scientifique de la revue.
Le choix de la gratuité suppose évidemment que la revue dispose de sources de revenus complémentaires (subventions, diffusion d'articles payants, services complémentaires, ou vente d'exemplaires papier).
Une revue peut donc développer une version électronique de certains de ses articles et les diffuser gratuitement sur Internet, en complément d'une diffusion payante ou d'une version papier. L'attrait principal pour la revue réside dans la le rapport visibilité/coût obtenu au travers d'Internet. Cette visibilité peut s'avérer bénéfique en permettant de capter une clientèle nouvelle pour les produits payants de la revue. En effet, l'impact de la mise en ligne gratuite des articles de la revue n'a pas forcément des impacts négatifs sur les ventes de la version papier. La notoriété acquise grâce à la version électronique peut amener une augmentation du volume de vente de la version papier qui compense éventuellement la perte des abonnés qui substituent totalement l'électronique au papier.

Le cas d'un modèle mixte gratuit/payant pour une revue disposant déjà d'une version papier ou totalement électronique est intéressant car il implique une dimension temporelle. En effet, en fonction des domaines dans lesquels travaille la revue, la valeur d'un article est fortement fonction de sa nouveauté. La mise en place d'une diffusion gratuite d'articles peut donc se baser sur ce décalage de valeur entre des articles récents et anciens. Ce décalage peut être utilisé pour diffuser gratuitement des articles plus anciens tout en conservant les revenus issus de la vente des articles récents (en version papier ou électronique).

Financement par l'auteur
Le dernier modèle de remontée des recettes est celui du financement de la diffusion des articles par les auteurs ou les institutions. Ce modèle original renverse le circuit de financement en proposant un financement par l'amont. Les auteurs ou les institutions qui les hébergent, financent la diffusion des articles qui sont alors proposés gratuitement à l'ensemble de la communauté. Si ce système permet de simplifier les échanges entre les chercheurs et un agrégateur éventuel, il se heurte aux pratiques en cours dans le domaine de la recherche. En effet, la mise en place de ce modèle suppose une volonté politique d'intégrer ce poste de coûts dans le calcul des subventions versées aux organismes de recherche publique.

Mise à jour : jeudi 17 janvier 2002
Droits d'auteur réservés Benoît Epron- janvier 2002

 

 
édition
économique
  étapes de création
appréciation des coûts
modèles de vente
marketing
juridique
usages
technique
services
étude de cas
débats

Accueil

   
   

Arborescence du site Crédits/contacts
Site optimisé
en 800X600
pour Netscape 4
et IE4

 

 

Toute reproduction à des fins autres que strictement personnelles et notamment toute reproduction destinée à une publication électronique, papier, ou audio, destinée à des tiers, est strictement prohibée et constitutive du délit de contrefaçon.