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Usages

 

  Annaïg Mahé
Doctorante en sciences de l'information


Une évolution rapide

Préambule
Première période : le non-usage des revues électroniques
Deuxième période : des usages en croissance

Deuxième période : des usages en croissance

Le contexte est alors complètement différent : les technologies ont mûri et sont plus facilement accessibles, et surtout le Web s'est imposé comme interface d'accès. En ce qui concerne les études d'usages, une des priorités de la majorité de ces recherches est de mieux comprendre les facteurs socio-cognitifs sous-estimés jusque-là, en replaçant l'usage particulier des revues électroniques dans le contexte plus général de l'activité des chercheurs. Certaines études se basent sur des méthodes uniquement quantitatives, d'autres privilégient les approches qualitatives, les plus complètes croisant plusieurs approches (questionnaires, entretiens, études de panels, etc.).

Les premiers résultats ne font que confirmer ceux de la première vague d'études : l'usage des revues électroniques reste marginal et contraste avec l'usage fortement croissant des outils de communication électronique, notamment la messagerie. Les premières raisons de cet usage faible, voire du non-usage, restent les mêmes que celles préalablement analysées :

• une offre encore peu développée et difficilement accessible : la non-disponibilité de titres électroniques ainsi que le manque d'informations sur les titres en ligne existants renforcent dans un premier temps l'attachement des chercheurs au support papier et le non-usage des revues électroniques;

• des barrières techniques qui restent encore fortes : lorsque une offre est disponible, les difficultés liées à la technique rebutent souvent les usagers potentiels. L'essai n'est alors pas transformé et l'usage ne devient pas récurrent.

• la mauvaise perception des revues électroniques persiste : vers 1994-95, les grands éditeurs scientifiques n'ont pas encore effectué le transfert de leurs collections au format électronique et les revues électroniques continuent de souffrir d'un manque de reconnaissance, sans doute accentué par la confusion qui caractérise leur définition par les chercheurs.

Cependant, la plupart de ces études notent une acceptation croissante de ce nouveau support. A partir des années 1997-98, les éditeurs principaux dans les domaines des sciences de la nature sont en mesure de proposer la plus grande partie de leurs collections au format électronique et la grande majorité des revues électroniques disponibles sont donc des versions de revues papier reconnues par la communauté scientifique. Ceci permet une plus grande confiance des usagers envers ce support qui conserve, d'une certaine manière, une forme traditionnelle. A cela s'ajoute la multiplication des projets expérimentaux (dans de nombreuses universités anglo-saxonnes) qui joue un rôle non négligeable dans la familiarisation de nombreux usagers. Dans ce contexte, les études d'usages approfondissent considérablement la compréhension des facteurs d'intégration des revues électroniques dans les pratiques des chercheurs. Par ailleurs, les études quantitatives basées sur les données de consultation commencent à se multiplier et les premiers résultats permettent déjà de titrer la troisième phase : "une explosion des usages" (Références).

Mise à jour : lundi 4 février 2002
Droits d'auteur réservés Annaïg Mahé - février 2002

 

 
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