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Expertise technique et organisationnelle

 

  Guylaine Beaudry,
Gérard Boismenu
La production d'une version électronique

Formats de production, de diffusion, et d'archivage
Les formats structurés (SGML et XML)
Le PDF et le Postscript
Les formats images
Chaînes de traitement : différentes options
Chaînes de production : modèles et enjeux
La numérisation retrospective
La production des formats de diffusion de l'information
Les métadonnées

Le PDF et le Postscript

Les formats de description de page, bien que diffusés dans le Web, sont surtout destinés à l'impression. Les deux formats de loin les plus utilisés sont Postscript et PDF (Portable Document Format).

Postscript, introduit en 1985 par la compagnie Adobe, a été conçu pour faciliter l'impression de documents, peu importe les environnements logiciel et matériel. Un fichier Postscript fait la description des différents éléments de la page, graphiques ou typographiques. Il n'y a aucune organisation structurée de l'information dans un document Postscript et les ajouts de liens hypertextes sont impossibles. Postscript est souvent utilisé comme format de transmission pour les ateliers d'impression.

Le PDF (Portable Document Format) est un autre format propriétaire introduit par Adobe. Grâce au logiciel distribué gratuitement par Adobe, Acrobat Reader, il peut être lu sur plusieurs plates-formes (Acrobat Reader est disponible pour Windows, Mac OS, UNIX et LINUX.). Ce format permet l'intégration d'hyperliens, de signets et de métadonnées. Le PDF a pour avantage de préserver l'apparence originale du document ; il est, de plus, habituellement facile de produire un document PDF dans un environnement contrôlé. Toutefois, le PDF est davantage un format d'impression sur demande qu'un format de visualisation ou d'exploitation. Format attrayant pour sa simplicité, il est souvent facile de créer un fichier PDF à partir de n'importe quelle application permettant d'imprimer un fichier. Outre le fait que PDF soit un format propriétaire — ce qui ne donne aucune assurance quant à la pérennité de l'information —, ce format ne fait que restituer à l'écran ce que l'on retrouve sur papier. Devant un document PDF à l'écran, on se retrouve devant un papier de verre. De plus, comme l'information d'un document PDF n'est pas structurée, les possibilités de recherche sont moindres.

On peut dire en ce sens que le PDF facilite la transition du papier à l'électronique. Il s'agit ici de l'application d'une technologie nouvelle à des outils d'un autre âge. C'est peut-être le propre des périodes de transition de procéder ainsi comme le laisse entendre Febvre et Martin dans L'apparition du livre :

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[…] les premiers incunables ont exactement le même aspect que les manuscrits. En cette période de début, les imprimeurs, bien loin d'innover, poussent à l'extrême le souci de l'imitation : la Bible de 42 lignes, par exemple, est imprimée dans des caractères reproduisant très fidèlement l'écriture des missels manuscrits de la région rhénane. Longtemps les typographe utilisent non seulement des alphabets de caractères isolés, mais aussi des groupes de lettres liées entre elles par les mêmes ligatures que dans l'écriture manuscrite. (Lucien Paul Victor Febvre et Henri-Jean Martin, 1971, p.111).
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Mise à jour : vendredi 23 février 2001
Droits d'auteur réservés Guylaine Beaudry / Gérard Boismenu - février 2001

 

 
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