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Expertise technique et organisationnelle

 

  Guylaine Beaudry,
Gérard Boismenu
La production d'une version électronique

Formats de production, de diffusion, et d'archivage
Les formats structurés (SGML et XML)
Le PDF et le Postscript
Les formats images
Chaînes de traitement : différentes options
Chaînes de production : modèles et enjeux
La numérisation retrospective
La production des formats de diffusion de l'information
Les métadonnées

Les formats images

Une discussion détaillée des contenus multimédias dépasse le cadre de ce document. Toutefois, soulignons quelques principes qu'il faut respecter.

La question des formats se pose tout aussi naturellement aux contenus multimédias qu'aux contenus textuels. Ces formats doivent être choisis en fonction de la pérennité de l'information et de la structuration. Les formats permettant d'inclure des métadonnées dans les documents multimédias sont à privilégier, afin de faciliter leur repérage et leur manipulation. Cette pratique est encore peu courante. Les différents standards en cours de développement sont à suivre.

Un document encodé en format image est une représentation assez près d'une photographie d'un texte, d'une image ou d'un objet. En ouvrant un tel type de fichier, nous avons bel et bien à l'écran l'image d'un texte, par exemple. Cela implique que pour tous les formats images, aucune manipulation de texte n'est possible, que ce soit "copier-coller" ou encore la recherche plein texte.

Il existe deux grandes familles de formats images : (1) les formats vectoriels et (2) les formats image en mode point (Creating Digital Ressources for the Visual Arts: Standards and Good Pratice, 2000).

Les formats vectoriels décrivent l'image en une série d'objets géométriques (lignes, ellipses, polygones, etc.) dont les propriétés permettent de recréer l'image à partir d'instructions précisées. L'information contenue dans le fichier d'un format vectoriel décrira, par exemple, la position, l'épaisseur et la couleur d'une ligne à tracer. Il s'agit d'une série d'instructions qui sont réutilisées par l'outil de visualisation pour reconstruire l'image. Ce type de format permet d'éditer les différents objets d'une image indépendamment : les images peuvent être modifiées sans perte de résolution et la taille des fichiers est relativement petite.

Les fichiers image en mode point sont faits d'une mosaïque d'éléments d'image appelés pixels. Chaque pixel contient les informations concernant la couleur d'un point de l'image en particulier. La combinaison de tous les pixels forme l'image. Les fichiers image en mode point sont habituellement très lourds à cause de la quantité d'information que contient chaque pixel et du grand nombre de pixels nécessaires pour obtenir une image de qualité. Pour ces raisons, un format vectoriel est souvent à privilégier par rapport à un format image en mode point, sauf lorsque le type d'information ne s'y prête pas.

Comme en témoigne le nombre de formats différents qui sont acheminés aux rédactions de revue, une multitude d'outils sont utilisés par les auteurs et leurs assistants pour la production des images. Pour ce qui est de la diffusion électronique, les formats les plus utilisés sont GIF et JPEG. Le GIF (Graphics Interchange Format), créé par CompuServe en 1987 et amélioré en 1989, est un format très utilisé dans le Web. La compression du format GIF limite à 256 couleurs ou tons de gris, ce qui offre comme avantage de générer des fichiers très légers. Le GIF est utilisé en général pour les figures.

Le JPEG (Joint Photographic Expert Group) permet l'utilisation de 16 millions de couleurs et est surtout employé pour représenter des photographies. C'est également un format très répandu dans le Web, particulièrement reconnu pour son excellent algorithme de compression.

Le format TIFF (Tagged Image File Format) a été développé par Aldus et Microsoft. Le principal avantage du TIFF est son algorithme de compression qui assure aucune perte d'information. Ce format de type image en mode point est reconnu par les archivistes et plusieurs guides des meilleures pratiques pour l'archivage (Creating Digital Ressources for the Visual Arts: Standards and Good Pratice, 2000). Les fichiers TIFF sont particulièrement lourds avant compression et ne peuvent être lus par les navigateurs Web. Ce format est surtout utilisé comme format de capture dans les projets de numérisation rétrospective.

Le développement et l'utilisation de nouveaux formats d'images doivent être suivis attentivement au cours des prochaines années. Par exemple, le SPIFF (Still Pictures Interchange File Format) a été commandé par l'ISO afin de garantir l'interopérabilité des systèmes manipulant les images (Lecomte D. et al., 1999, 91.). Ce format, créé par le Joint Photographic Expert Group, fait partie du domaine public. Il s'agit d'une amélioration de leur norme JPEG. Le PNG (Portable Network Graphics ; "A Basic Introduction to PNG Features", 2000) est la nouvelle étoile filante des formats d'images. Il est destiné à remplacer le GIF et le TIFF. Il s'agit également d'un format non propriétaire.

Il est possible d'obtenir des fichiers en PDF Image lors de la numérisation d'une image (Cleveland G., 1999). Pour ce faire, il faut utiliser le logiciel Adobe Capture. Ce format peut être utile pour les projets de numérisation rétrospective de revues savantes, comme on le verra un peu plus loin.

Mise à jour : vendredi 23 février 2001
Droits d'auteur réservés Guylaine Beaudry / Gérard Boismenu - février 2001

 

 
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